Les partenaires de l'équipe de France Olympique à Pescara

18 juillet : La C.O en découverte

L'équipe de France de course d'orientation a fini samedi 18 juillet sa seconde journée de compétition, la dernière avec enjeu, puisque dimanche, le relais ne pourra s'aligner au complet après l'entorse de Karine D'Harreville. Les Français effectueront donc leur trois relais, pour le plaisir, pour la forme, et pour l'expérience, mais devront ensuite abandonner.

Si les trois "rescapés" n'ont pas pu entrer dans le top 20 de leurs épreuves, cette expérience des Jeux Mondiaux fut plutôt profitable.
Gilles Nedelec, DTN de la Course d'orientation, explique : "Dans notre discipline, il y a 6 champions du monde, 3 chez les hommes et autant chez les femmes. Seuls deux étaient présents, mais, par ailleurs, le plateau présentait une grosse qualité de compétiteurs, avec notamment une grosse densité norvégienne, suédoise, suisse ou finlandaise chez les femmes.
Culturellement, les Jeux Mondiaux ne sont pas encore ancrés dans notre discipline, mais la référence aux Jeux olympiques est intéressante et peut offrir des perspectives. Thierry Gueorgiou, notre champion du monde a considéré qu'il avait déjà gagné le titre une fois et, compte tenu de la localisation de la compétition, a préféré se concentrer sur les championnats du monde à venir. Mais les deux champions du monde qui étaient présents à Kaohsiung, n'avaient pas obtenu cette consécration et ont estimé important de venir et de remporter ce titre, ce qu'ils ont fait d'ailleurs. De notre côté, ces Jeux de Kaohsiung ont donc plutôt été une occasion de procurer de l'expérience à certains jeunes."

Le format des courses n'a toutefois pas répondu aux spécificités de nos orienteurs : "Il y a trois types d'épreuves dans notre sport, le sprint, la moyenne (middle) et la longue distance. Cette dernière n'était pas au programme des Jeux et le format de la middle restait plus adapté au sprint en réalité, d'autant que les sprinteurs ont des dispositions particulières et exploitent plus la vitesse que la résistance. Le temps ici conforte ces capacités, il favorise ceux qui sont plus à l'aise sur le sprint que véritablement techniques et on peut se demander si l'évolution de la discipline n'ira pas vers des formats proches de celui-ci.", rajoute-t-il.

Ce point de vue sur les courses est partagé par les athlètes. Ainsi, Charlotte Bouchet témoigne : "Les deux journées furent difficiles. C'est dur avec ce climat. On ne s'attendait pas vraiment à ça. On savait qu'il allait faire chaud, mais là c'était très compliqué. On a eu des courses ultra-physiques, mais par ailleurs pas très difficiles. Or mon point fort, comme pour toute l'équipe, c'est plutôt la technique. Là on s'est retrouvés un peu « chaussette », usé physiquement et sur des types de terrains qu'on ne connait pas du tout. C'est assez étrange de se retrouver avec un panneau « Careful, snakes ! » juste là où on va chercher une balise. Mais à part les Français, tout le monde avait envoyé les meilleurs éléments, ce qui a offert un plateau très relevé. J'ai particulièrement apprécié la facilité que nous avions pour suivre les compétitions."

Clément Valla, revenant sur ses courses, renchérit : "Hier comme aujourd'hui, le problème a été le même.J'ai vraiment souffert au niveau de la respiration. La technicité des courses était relativement simple. Elle demandait de belles aptitudes physiques. Hier j'étais à ma place. Sur la course d'aujourd'hui, j'avais décidé de partir fort, je ne voulais pas avoir de regret, mais je me suis fait littéralement « péter la caisse ». J'ai complètement explosé à l'un des postes de contrôle. J'ai fait une erreur de carte, mal orientée, consécutive à une première petite faute à mi-course, au « passage spectacle » [zone d'arrivée et de passage intermédiaire où se trouvent les spectateurs]. Devant le public, je me suis déconcentré, il y avait du bruit, j'ai fait une petite erreur de stress et ça a suscité un peu d'énervement. A l'avant, il y avait de vraies mobylettes et c'était irrémédiable pour moi."

Le bilan reste cependant positif, notamment pour l'organisation. Gilles Nedelec constate ainsi que "les organisateurs ont proposé des animations très intéressantes sur le site qui pourraient inspirer les prochaines courses". Parmi ces initiatives, Charlotte Bouchet note en particulier : "Les Taïwanais avaient mis les moyens avec notamment le tracking par GPS qui est vraiment très sympa, à la fois ludique et pratique."
Un regret néanmoins exprimé par Gilles Nedelec : "Nous sommes frustrés de ne pas pouvoir profiter plus des Jeux Mondiaux. Encore ce soir, nous avons une réunion technique à 19h et nous ne pourrons pas encourager les équipes de kayak-polo. Mais pour autant, l'idée de cet évènement multisports est plaisante. Il a une dimension intéressante."

Les Jeux en image


Tous les albums

Les médailles

Rang Pays Or Ar Br Tot
1 Russie 18141547
2 Italie16121341
3 Chine14100529
4U.S.A.13080526
5 France11141338

Toutes les médailles